Zoé témoigne

SYNOPSIS

La planète brûle! Des citoyens s’impatientent et décident d’agir avec des moyens plus musclés contre l’écocide en cours: blocage, incendie, sabotage. Les autorités dénoncent ces « écoterroriste » et lancent une campagne de prévention contre la radicalisation. Leur stratégie repose sur des capsules vidéo où d’ex-activistes racontent leur dérive vers l’extrémisme.

Zoé est la première à témoigner. Aujourd’hui une influenceuse bien établie, elle n’avait jamais partagé encore avec ses fans son passé trouble. Elle se raconte enfin. En 2019, elle se joignait à la plus grande manifestation dans l’histoire du Canada – un demi-million de personnes dans les rues de Montréal – pour dénoncer l’inaction des dirigeants. Zoé fait alors la connaissance de Zhara, membre d’un groupe clandestin. Elle tombe en amour avec la jeune révolutionnaire, et par la bande, avec la Révolution comme telle.

Financé par le Conseil des arts et lettres du Québec, ce court métrage de fiction reproduit les codes d’une capsule de sensibilisation mais en brouillant le message. Alors que le public s’attend à un discours qui dénonce la radicalisation, il se retrouve soudainement désorienté: Zoé raconte un parcours qui reflète le gros bon sens.

TRAITEMENT CINÉMATOGRAPHIQUE

La trame narrative est construite autour d’une entrevue intimiste. L’actrice qui incarne Zoé s’adresse à la caméra. Pour diversifier les plans, une deuxième caméra capte le tournage et montre les coulisses.

Certains propos de Zoé sont illustrés par des images d’archives: la grande marche pour le climat, des photos de Zhara et d’elle, des images d’actions plus spectaculaires, etc.

Une entrevue avec un spécialiste en écoterrorisme est menée en parallèle et alterne avec le témoignage de Zoé.

La trame musicale reproduit elle aussi les codes des vidéos corporatives. Le ton est plutôt motivationnelle.

BIOGRAPHIE DU CINÉASTE

Détenteur d’un bacc en histoire contemporaine, Julien questionne son époque à travers des projets qui connaissent un écho au-delà de nos frontières, dont Moi j’ai un ami blanc! (2020), S’affranchir de l’image (2019) et Parrainez un enfant riche (2015). Ses oeuvres déplacent les frontières entre le fictif et le réel, la réflexion et l’humour, le spectateur et l’acteur. Son médium de prédilection: les pastiches qui détournent les codes de l’industrie audiovisuel et déjouent le public.

Pour lire sa biographie complète: Julien Boisvert

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