
SYNOPSIS
Il n’y a pas si longtemps, la Haute-Mauricie comptait plusieurs clubs privés à l’usage des Américains de la Nouvelle-Angleterre. Certains possédaient leur propre wagon de train privé pour s’y rendre. Une fois sur place, les hommes s’adonnaient à la chasse et à la pêche. Les femmes se regroupaient pour prendre le thé de quatre heures. Puis les domestiques préparaient le banquet du soir. C’est cette réalité qui prévalait sur l’Île no.12, située dans le Lake Edward Fish and Game Club, possession d’une famille fortunée de New York. Trois bâtiments avaient été construits sur l’île : une propriété spacieuse pour les hôtes et leurs invités, un chalet modeste pour les domestiques et un camp pour les guides autochtones.
Comment interagissaient tous ces gens aux cultures et classes sociales si contrastées? Derrière l’apparente harmonie, quels étaient les sentiments véritables qui s’agitaient sur cette île isolée au coeur de la forêt sauvage?
Basée sur des faits réels, la fiction Île no.12 raconte l’histoire d’un huis clos entre trois personnages: un guide atikamekw, un domestique privé et une femme de la bourgeoisie américaine. Le projet sera réalisé en cocréation avec trois scénaristes. La même histoire sera racontée trois fois, mais chaque fois avec un point de vue différent. Le processus mènera à la réalisation de trois courts métrages réunis dans une websérie d’une durée totale de 25 minutes.
BIOGRAPHIE DES COCRÉATEURS

Détenteur d’un bacc en histoire, Julien Boisvert voue un grand intérêt à l’histoire régionale et aux luttes d’émancipation en particulier. Ses derniers projets en cinéma, souvent enrobés de satire, traduisent son désir de questionner son époque, notamment les projets Parrainez un enfant riche (2015), S’affranchir de l’image (2019) et Moi j’ai un ami blanc! (2020). Ce dernier a reçu le prix « Création en arts médiatiques de l’année en Mauricie » en 2021.
Le grand-père de Julien a acheté l’île no. 12 dans les années 1980, après l’adoption des lois sur le déclubage qui ont exproprié les Américains et redonné l’accès aux populations locales. Les bâtiments sur l’île étaient abandonnés et en très mauvais état, si bien que le prix d’achat était dérisoire. Les traces d’un ordre social hiérarchique demeuraient néanmoins omniprésentes partout dans le chalet principal: sonnettes dans chaque pièce pour appeler les domestiques, sculptures de personnes noires avec des traits grossiers, trophées de chasse et pêche, photos de banquets réservés aux hommes blancs anglo-saxons…

Véronique Basile Hébert est une femme de théâtre Atikamekw de la communauté de Wemotaci. Doctorante en Études et Pratiques des arts à l’UQAM, en recherche-création en théâtre, elle détient un baccalauréat en théâtre de l’Université d’Ottawa ainsi qu’une maîtrise en dramaturgie portant sur le chamanisme chez Jovette Marchessault. Elle a également été l’une des créatrices du théâtre de rue du Festival Présence Autochtone de Montréal. Elle produit aussi des œuvres dans les communautés autochtones et collabore avec diverses compagnies de théâtre. S’inspirant de la Nature et de sa culture, elle écrit, met en scène et interprète ses spectacles avec des artistes de diverses origines.
Une de ses dernières pièces, Notcimik – Là d’où vient notre sang, réaffirme la relation privilégiée que les peuples autochtones entretiennent avec l’autre qu’humain, et met en lumière la puissance du féminin et de la nature. L’écriture de Véronique Basile Hébert résonne comme un appel au rassemblement, à la transformation collective et évoque du même coup l’importance du politique dans les questions écologiques.

Louise Lacoursière est une romancière et biographe québécoise réputée pour ses romans historiques qui se déroulent en Mauricie. Elle s’est fait connaître du grand public avec la publication de sa trilogie sur Anne Stillman McCormick, originaire de la haute-société new-yorkaise, surnommée la Reine de la Mauricie. Publiés aux éditions Libre expression, les livres de cette trilogie ont été vendus à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.
Un projet d’adaptation télé de cette grande saga historique est présentement en chantier. Ces romans immortalisent en quelque sorte une partie de l’histoire du Québec rural et urbain de la fin du XIX e siècle.
Depuis ses débuts en tant que romancière et biographe, Louise Lacoursière a remporté de nombreux prix littéraires aux niveaux régional et national. Elle se consacre à temps plein à l’écriture depuis 2002.
IMAGES ASSOCIÉES
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Archives des clubs privés



Photos de l’île no. 12 en 2022







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