Biographie

Basé entre Montréal et la Mauricie, Julien Boisvert consacre ses études à la production vidéo (Université Concordia) et à l’histoire contemporaine (UQAM). Boursier du Conseil des arts et lettres du Québec à maintes reprises, Julien développe une démarche qui brouille les frontières: entre le fictif et le réel, la réflexion et l’humour, le spectateur et l’acteur. Au cœur de ses projets : les discours dominants, qu’il interroge avec un regard candide et une posture résolument critique.

Son obsession: créer des pastiches de campagnes sociétales. Comment j’ai basculé (2026) prend les apparences d’une campagne de prévention qui questionne le capitalisme vert. Moi j’ai un ami blanc! (2020), coscénarisée avec des artistes racisés et autochtones, pastiche les campagnes contre les préjugés avec une ironie cinglante. Parrainez un enfant riche (2015) emprunte les traits d’une campagne humanitaire fictive où des enfants occidentaux sont « sauvés » par des familles du sud.

La démarche de Julien repose sur la co-création à travers des ateliers d’écriture participatifs et des séances de consultation qui teintent tout le processus. C’est ainsi que le court métrage Le carré des Qallunaat a été réalisé avec les élèves d’une école inuite basée à Inukjuak.

Julien a aussi écrit et réalisé les projets Beluga.mp3 (2017) et S’affranchir de l’image (2019).

Ce cinéaste a travaillé pour plusieurs organismes en cinéma et arts médiatiques: Paraloeil, Vidéographe, Festival Les Percéides, École des métiers du cinéma et de la vidéo. Sans compter des contrats parallèles en graphisme pour l’ONF, Spira et bien d’autres. Originaire de Shawinigan, il vit aujourd’hui entre Montréal et sa région natale.

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