
CONTRECARRER
Une fiction numérique sur le monde occidental qui fait rire et réfléchir
SYNOPSIS COURT
« La philosophie amérindienne est principalement caractérisée par un mode de pensée circulaire. Cette pensée circulaire offre à l’individu la capacité d’entrer en communication avec les animaux ou les plantes. [Mais] certaines sociétés ont oublié momentanément l’idée de circularité pour adopter la pensée linéaire européenne qui a la malheureuse capacité de détruire ». – Georges E. Sioui, historien Huron-Wendat
Tout est carré dans le monde occidental: les frontières des pays, les comtés, les quartiers. Sans compter les objets: appareils mobile, tables, boîtes, fenêtres… Ce pourrait-il qu’il y ait même un carré dans leur tête?
La webfiction Contrecarrer décortique la culture dominante sur un ton candide et joyeux, en contraste avec la densité du propos. Des capsules vidéo et une plateforme web interactive constituent le coeur du projet, qui invite à rire et réfléchir à cette société qui ne tourne pas toujours rond…
TRAITEMENT CINÉMATOGRAPHIQUE

Contrecarrer emprunte un ton candide et joyeux qui reproduit les codes d’une émission pour enfants. Imaginez l’émission Passe-Partout qui rencontre la série Décoloniser l’histoire… Les illustrations sont réalisées par l’artiste Eruoma Awashish qui intégrera les symboliques des Premières nations.
À travers cette expérience satirique, le public fait la connaissance des personnages centraux, le petit Wawiesinahikan et son camarade Petit-carré, d’origine européenne. La mission de Wawiesinahikan est d’aider Petit-carré à s’échapper de son environnement linéaire et hostile. Pour y arriver, cette fiction a recours à de vrais intervenants autochtones – anthropologue, historien, urbaniste, architecte, artiste – qui révèlent au public les découvertes « fascinantes » qu’ils ont faites sur les Occidentaux. Le ton est empreint de condescendance, mais une condescendance bienveillante et admirative, question de renverser le rapport de domination habituelle.
Chaque capsule de deux minutes explore une facette différente:
Capsule 1 – Le carré dans le découpage géographique du territoire
Capsule 2 – Le carré dans le design d’objets
Capsule 3 – Le carré dans l’univers numérique
Capsule 4 – Le carré dans la façon de penser
Etc.
ÉQUIPE

Après la webfiction Moi j’ai un ami blanc (Prix Numix 2021), le cinéaste Julien Boisvert et son équipe développe ce nouveau projet qui pousse la satire et la critique décoloniale encore plus loin.
Le projet est développé en collaboration avec Onikam, le centre culturel atikamekw basé à Shawinigan. L’organisme autochtone La Boîte rouge VIF supervisera la phase de développement et de production. Enfin une équipe de créateurs numériques associés au Digihub participera au volet web.
La création du contenu mobilisera une équipe mixte composée d’artistes autochtones – illustrateur, acteur, musicien – et d’artisans allochtones de l’industrie numérique. À noter que le processus de travail sera basé sur la cocréation.
Plusieurs intervenants/chercheurs autochtones seront approchés pour participer aux tournages. Bien que le projet soit une fiction avant tout, ces segments vidéo seront basés sur des recherches réelles que partageront cette liste (non-exhaustive) de spécialistes:
- Cyndy Wylde, anthropologue atikamewk et anicinape
- Georges E. Sioui, historien huron-wendat
- Douglas Cardinal, architecte et urbaniste métisse
- Pierrot Ross-Tremblay, sociologue innu
- Louis-Karl Picard-Sioui, artiste et historien huron-wendat
- Isabelle Picard, ethnologue huron-wendat
- Zebedee Nungak, essayiste Inuit
- Caroline Nepton Hotte, chercheure innue en théologie
EXEMPLES GRAPHIQUES
Le territoire
Les objets
Le monde numérique
Le look léger / enfantin du projet
Ci-haut, un extrait de l’émission pour enfants « Les mystérieuses cités d’or »










